Originating from a working-class district of Paris, Serge Mouille entered at the age of thirteen the École des arts appliqués (School of Applied Arts). Having worked under Gabriel Lacroix in the silversmith’s trade workshop, he graduated as a master silversmith. In 1945 he set up his own business, planning to create cutlery and table silverware.
As early as 1953, Serge Mouille began research on metal shapes and the craft industry of lighting fixtures, while in charge of the silversmith’s trade workshop at the school where he received his first training. In 1955, he was elected to the Société des artistes décorateurs (Society of Decorative Artists, S.A.D.).
The following year, Steph Simon opened a gallery at 145 Boulevard Saint-Germain : Charlotte Perriand and Jean Prouvé were the spiritual leaders of the place, where they welcomed Isamu Noguchi, Jean Luce and Serge Mouille. The latter’s lighting fixtures thus began to appear on the market, albeit on a small scale. Special commissions followed: refectories and rooms for the Students’ residence at Antony, universities of Strasbourg and Aix-Marseilles, Brétigny Flight Plane Testing Center.
With Serge Mouille, dedicated to a metal which is uniformly painted in black, lighting fixtures found a master of soberness. The neat forms of his reflectors, hinged onto swiveling arms with various sizes stand out like discreet signals while not lacking in efficiency.
Having been suffering from tuberculosis for a long time, Serge Mouille had to stop work in 1959 and to try to recover in a mountain resort.
In 1961, thanks to the Société de création de modèles (S.C.M.), he was able to present, at the Salon des arts ménagers (Modern Homes Exhibition), a new collection of lighting fixtures combining fluorescence and incandescence. Production finally came to an end in 1964.
(Translated by Denis Griesmar).
Originaire d’un quartier populaire de Paris, Serge Mouille entre a treize ans à l’École des arts appliqués. Après avoir travaillé sous la direction de Gabriel Lacroix dans l’atelier d’orfèvrerie, spécialité dont il sera diplômé, il s’installe à son compte en 1945, avec l’intention de créer des couverts et de l’orfèvrerie de table.
Dès 1953, Serge Mouille commence ses recherches sur les formes en métal et la fabrication artisanales de luminaires, tout en assurant la direction de l’atelier d’orfèvrerie de l’École à laquelle il doit sa formation première. En 1955, il est élu à la Société des artistes décorateurs (S.A.D.).
L’année suivante, Steph Simon ouvre une galerie 145 Bd St Germain : Charlotte Perriand et Jean Prouvé en sont les maîtres spirituels et ils accueillent Isamu Noguchi, Jean Luce et Serge Mouille. Une diffusion discrète de ses luminaires s’amorce ainsi que des commandes spéciales : réfectoires et chambre de la Cité universitaire d’Antony, universités de Strasbourg et d’Aix- Marseille, Centre d’essais en vol de Brétigny.
Avec serge Mouille, voué au métal uniformément peint en noir, le luminaire a trouvé un maître du dépouillement. Ses réflecteurs aux formes pures, articulés sur des bras pivotants de portées diverses, marquent l’espace d’une présence discrète que ne contredit pas leur efficacité.
Atteint depuis longtemps de tuberculose, Serge Mouille est obligé d’arrêter ses activités en 1959 et d’aller reprendre des forces à la montagne.
En 1961, grâce à la Société de création des modèles (S.C.M.), il peut exposer, au Salon des arts ménagers, une nouvelle collection de luminaires combinant la fluorescence et l’incandescence. La production s’arrêtera définitivement en 1964.